
Au lendemain d'une forte mobilisation des enseignants
contre la politique éducative du gouvernement, quel bilan tirer d'un an de sarkozysme à l'Education ?
« Il est possible de changer l’école, il faut d’abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la réussite
de tous les élèves. (…) Il faut que tous les enfants sortent de l’école avec le bagage nécessaire pour réussir leur vie adulte ».
(programme de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy)
La grandiloquence du discours de Nicolas Sarkozy et de Xavier Darcos sur l’école contraste avec la réalité de la politique conduite, qui constitue une véritable rupture avec l’école républicaine,
publique et laïque.
En lieu et place, il favorise une conception inégalitaire de l’éducation qui profitera aux plus favorisés et nie totalement la réalité des inégalités et des difficultés auxquelles le monde
enseignant est aujourd’hui confronté.
Faute de moyens, la situation actuelle est catastrophique :
– 11 500 postes supprimés sur le budget 2008 et une prévision de 18 000 nouvelles suppressions dans le budget 2009 ;
– diminution drastique du nombre de postes aux concours de recrutement du second degré ;
– suppression de nombreuses options et filières dans l’enseignement général comme dans l’enseignement professionnel ;
– manque de remplaçants dans le premier degré, baisse de la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, élèves en grandes difficultés qui ne peuvent être aidés faute
d’enseignants spécialisés, stages de formation continue des enseignants annulés faute de remplaçants ;
– abandon progressif des dispositifs favorisant l’éducation artistique à l’école et des partenariats artistes/enseignants.
En outre, que signifie la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans que veut imposer le ministère, et qui conduirait notamment à la disparition des sections de BEP ? Le Parti
socialiste reste à cet égard attaché aux trois voies distinctes de formation : Générale, Technologique et Professionnelle.
Le projet de programme de Xavier Darcos va à l’encontre de la réussite de tous les élèves et pénalise ceux qui ont le
plus besoin d’école : inadaptation des contenus, affaiblissement de la dimension culturelle des enseignements,
conception mécaniste des apprentissages.
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